Bâti sur le terrain
Ce qui a commencé avec 29 sites en compte aujourd’hui plus de 2 400.
Le Programme des aires de conservation n’est pas né dans une salle de réunion. Il a pris forme sur le terrain.
Au début des années 1980, des forestiers qui travaillaient partout sur le territoire ont commencé à remarquer des endroits qui se démarquaient — une colonie de hérons nicheurs, une vieille forêt, une plante rare là où on ne s’attendait pas à en trouver. Ils ont noté ces lieux sur leurs cartes et les ont exclus des plans de récolte.
Pendant des années, c’est ainsi que ça fonctionnait : des gestes de protection fondés sur ce que les gens voyaient et connaissaient du terrain.
En 1996, cette approche a été structurée en un programme officiel, appuyé par la science, la cartographie et la planification à long terme. L’objectif était simple : s’assurer que les endroits importants sur les plans écologique et culturel soient reconnus, consignés et protégés.
À l’époque, ce type de programme était rare en foresterie privée. Le mettre en place reflétait une chose que nous avions apprise avec le temps : une forêt en santé dépend de bien plus que des arbres. Certains endroits font leur meilleur travail lorsqu’on les laisse intacts.
Avec l’évolution des connaissances et des outils, le programme a continué de se renforcer. Des écologistes et des chercheurs ont contribué à valider les sites. Les technologies de cartographie ont permis de préciser les limites. La base de données s’est enrichie. Mais la source est demeurée la même : les observations faites par les gens sur le terrain, qui connaissent la forêt.
Aujourd’hui, le programme continue de croître comme il l’a toujours fait — un site à la fois, guidé par l’expérience, appuyé par la science et ancré dans un engagement à long terme.